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Ricardo Bacelar frappe fort aux côtés des monstres sacrés Flora Purim et Airto Moreira

par Najat
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Le musicien et producteur Ricardo Bacelar en studio avec les icônes de la musique brésilienne Roberto Menescal et Maria Gadú / Leila Pinheiro.

Coup de tonnerre dans le jazz brésilien ! Ricardo Bacelar, le pianiste de Fortaleza qui fait chavirer les cœurs depuis des années, vient de sortir un single explosif avec Flora Purim et Airto Moreira. « Aqui Oh! », c’est son nom, et croyez-moi, ça vaut le détour. Sorti le 29 août 2025 sur toutes les plateformes, ce morceau sent bon la sueur du studio et la passion de trois générations qui se rencontrent autour d’un piano.

Quand les étoiles s’alignent au studio Jasmin

Fermez les yeux une seconde. Vous entendez ? C’est le son de trois musiciens passionnés qui créent la magie dans le studio Jasmin Music de Fortaleza. Ce projet exceptionnel, accompagné par l’agence RP Dooweet dans sa promotion internationale, rassemble Flora qui chante comme si sa vie en dépendait, Bacelar qui caresse les touches de son piano, et Airto qui fait danser ses percussions. Pas de hasard ici, juste du pur talent qui s’entrechoque. Pour les fans impatients, vous pouvez déjà écouter le single ici sur toutes les plateformes majeures de streaming.

Comment cette rencontre improbable s’est-elle produite ? Bacelar raconte qu’il écoutait déjà Flora et Airto quand il était gamin, les yeux brillants devant leur poster. Des années plus tard, le réalisateur Jom Tob Azulay fait les présentations. Il cherchait quelqu’un pour coproduire et diriger musicalement un documentaire sur le couple légendaire. Bingo ! Le destin venait de frapper à la porte.

Les racines profondes d’un artiste authentique

Bacelar, c’est avant tout un gars du nord-est brésilien qui a grandi les pieds dans le sable et la tête dans les nuages musicaux. Son père jouait du jazz au piano le dimanche matin, sa mère grattait la guitare sur la terrasse, et ses grands-parents ? Ils avaient carrément deux pianos à la maison ! Autant dire que le petit Ricardo n’avait aucune chance d’échapper à la musique.

De Jobim à Luiz Gonzaga, en passant par Gilberto Gil, toute la crème de la musique brésilienne défilait dans les haut-parleurs familiaux. Mais le vent de l’Atlantique apportait aussi des sons venus d’ailleurs : le blues américain, le jazz traditionnel, la pop et le folk. Un vrai melting-pot sonore qui allait façonner l’artiste qu’il est devenu.

2024-2025 : L’année où tout s’accélère

Si vous suivez un peu l’actualité musicale brésilienne, vous savez que Bacelar ne chôme pas. En 2024, il a enchaîné les collaborations comme d’autres collectionnent les timbres. « Ícaro do Teu Sol » avec Amelinha en novembre ? Check. « Seguir no Tempo » toujours avec Amelinha en avril ? Re-check. « Telepatia » avec Flávio Venturini en mai ? Triple check. Et « Lugar Comum » avec Leila Pinheiro en août ? Vous avez compris le principe.

Partager un bon moment musical, c’est encore mieux à deux ! On se demande si elles découvrent le dernier single de Ricardo Bacelar.

Le studio Jasmin, un bijou technologique

Parlons peu, parlons bien : le studio Jasmin de Bacelar, c’est du lourd. On parle d’une installation qui ferait pâlir d’envie les plus grands studios de São Paulo. Rare sont les endroits comme celui-ci au Brésil, où l’industrie musicale trouve enfin un écrin à la hauteur de ses ambitions. Quand vous écoutez un enregistrement fait là-bas, vous entendez chaque souffle, chaque vibration, chaque émotion qui traverse les doigts de l’artiste.

Une influence qui traverse les océans

Trois noms reviennent sans cesse quand Bacelar parle de ses influences. D’abord Keith Jarrett, le maître de l’improvisation qui lui a appris à lâcher prise. Ensuite Chick Corea, le magicien qui mélange les couleurs comme personne. Et enfin Egberto Gismonti, le Brésilien qui a su capturer l’essence même de leur terre natale dans ses compositions. Cette scène musicale riche et variée a nourri Bacelar comme le soleil nourrit les plantes.

1988, Rio de Janeiro. Le jeune Bacelar débarque dans la ville qui ne dort jamais. À l’époque, Rio, c’était LE centre névralgique de la musique brésilienne. Les maisons de disques ? Toutes là. Les chaînes de télé ? Idem. Les bureaux des multinationales ? Vous voyez le tableau. Pour un jeune musicien affamé de succès, c’était comme débarquer au paradis avec un pass VIP.

Un caméléon musical qui refuse les étiquettes

Vous voulez mettre Bacelar dans une case ? Bonne chance ! Le type passe du jazz au rock, de la pop à la fusion, sans même cligner des yeux. Son passage dans le groupe Hanói Hanói ? Une époque rock’n’roll qui lui a appris les codes du succès commercial. Ses collaborations avec la crème de la musique brésilienne ? Autant d’occasions d’explorer de nouveaux territoires sonores.

Ce qui rend Bacelar unique dans l’industrie musicale actuelle, c’est justement son refus de choisir. Pourquoi se limiter quand on peut tout faire ? Cette philosophie transparaît dans chacun de ses albums, chaque collaboration, chaque note qu’il joue.

Un passionné aux mille vies

Bacelar, ce n’est pas qu’un passionné de musique qui passe ses journées devant son piano. Le bonhomme est aussi avocat spécialisé dans les droits d’auteur. Mieux encore : il est Consul honoraire de Belgique ! Vous imaginez ? Le matin, il compose un morceau de jazz, l’après-midi il règle des questions de copyright, et le soir il organise des échanges culturels entre le Brésil et l’Europe.

Le single « Aqui Oh! » ne s’arrête pas là. Il sera inclus comme bonus track dans l’album que Flora et Airto préparent pour 2026, avec en prime un documentaire qui raconte les coulisses de cette collaboration historique. Du jamais vu dans l’histoire du jazz brésilien contemporain.

Les projets qui font vibrer la scène

En parallèle, Bacelar a mis en boîte un album duo avec Airto, rien que ça ! Des compositions originales qui promettent de faire trembler les murs des salles de concert. Ces projets musicaux multiples prouvent une chose : l’homme ne connaît pas la fatigue quand il s’agit de créer.

La collaboration avec Flora et Airto, c’est bien plus qu’un simple enregistrement studio. C’est un passage de témoin, une conversation entre générations, un moment suspendu où le passé et le futur du jazz brésilien se rencontrent autour d’un micro. Bacelar ne se contente pas de jouer de la musique ; il écrit l’histoire, note après note, accord après accord. Et nous, on est aux premières loges pour assister à ce spectacle grandiose qui prouve que le jazz brésilien a encore de beaux jours devant lui.

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